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Association Française des Thérapies Narratives

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La Carte de Tendre

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Au XVIIème siècle Madeleine de Scudéry écrit  Clélie, histoire romaine. Publié de 1654 à 1660 ce roman précieux est caractérisé par l’attention portée aux sentiments et à leurs discours. Madame de Scudéry imagine une représentation cartographique de la relation amoureuse La Carte de Tendre qui préfigure les cartes de la Thérapie Narrative !

Cette représentation topographique et allégorique montre les chemins qui vont de Nouvelle Amitié au Sud vers les trois capitales de Tendre sur Estime, Tendre sur Inclination et Tendre sur Reconnaissance. Au Nord se trouvent les rivages de la Mer Dangereuse où peut éclater la passion amoureuse et, au-delà, la Terra Incognita…

Si nous admettons que la vertu pédagogique du mouvement précieux est proche de la thérapie il s’agit de la première carte de Thérapie Narrative !  Cette carte inspire Tristan L’Hermite qui décrit sa Carte du Royaume d’Amour…

 

Tristan l’Hermite
(François l’Hermite, sieur de Soliers)
(1601-1655)
La Carte du Royaume d’Amour
ou la description succincte de la contrée qu’il régit,
de ses principales villes, bourgades et autres lieux,
et le chemin qu’il faut tenir pour y faire voyage.
(Recueil de Sercy : prose, 1658)

 

Le Royaume d’Amour est situé fort près de celui des Précieuses. C’est une contrée fort agréable, et où il y a de la satisfaction de voyager, quand on en sait la carte en perfection et qu’on n’est point en hasard de s’y fourvoyer. il s’y trouve quelques mauvais passages qu’on ne saurait éviter; mais comme on se représente qu’il n’y a nul bien sans peine et que les plaisirs succèdent souvent aux douleurs, on se console facilement. Afin qu’on ne manque point aussi de conseil, voici une bonne guide des chemins que je vais vous donner.

Aux frontières du Royaume, on trouve la grande Plaine d’Indifférence qui est une belle Prairie où se tient ordinairement une Foire pour toute sorte de Marchands, mais qui ne débitent que Vessies pleines de poix et de crème fouettée.

Ayant traversé cette prairie, on gagne le Bois de Belle Assemblée, qui est un bois fort agréable où il y a presque toujours Concert de Luths et de Voix, ou du moins la grande Bande de Violons et souvent la Comédie et le Bal. On y trouve une Hôtellerie dérobée du grand chemin, qui s’appelle Doux-Regard où on boit d’un petit vin qui a beaucoup de douceur, mais qui échauffe plus qu’il ne désaltère.

De Doux-Regard on vient à Inquiétude, petit village où il y a de forts mauvais lits; on n’y couche guère que sur des fagots, encore sont-ils d’épines.

D’Inquiétude on vient à Revue, qui est une bourgade fort agréable pour ce qu’elle contient.

De Revue on pense à Visite, village assez beau, mais qu’on n’arrête point au gîte; on n’y trouve que des chaises pour s’asseoir et point de lits pour s’y coucher.

De Visite on passe à Soupirs, petit lieu où il n’y a nulles singularités, si ce ne sont des Moulins à vent qui tournent à la faveur d’un vent qui se lève d’une montagne voisine qu’on appelle Coeur-Féru.

De Soupirs on se rend à Soins-sur-Complaisance, grande et fameuse ville, où se trouvent citadelle, ville et université. Le capitaine du château n’y dort pas d’un profond sommeil; il semble qu’il craigne toujours quelque surprise, ou qu’il ait quelque entreprise à exécuter. Il a toujours des gens à gages pour l’avertir qui passe, quel temps il fait et quelle heure il est. On tient qu’en ce lieu, qui est haut élevé, on fait éclore à toute heure des Poulets à la réverbération du Soleil, qui sont blancs comme neige, et qui ne chantent que pour une personne aimée. La Ville est toute pleine de marchands de citrons doux, d’oranges de Portugal, de marmelades et confitures d’Italie; on trouve force gants de frangipane et des essences de toutes sortes, comme aussi des bijoux fort jolis pour des discrétions. L’Université a d’excellents professeurs qui sont passés Docteurs en Fleurettes, Rondeaux, Bouts-rimés, Triolets, Bons mots et Contes agréables. On tient qu’ils étudient depuis longtemps pour trouver la plus fine Raillerie, mais que la plupart se sont jusques ici rongé les ongles jusqu’à la chair vive, sans en pouvoir venir à bout.

De Soins on vient à Feu déclaré, petit bourg dont les habitants sont tellement enrhumés qu’à peine les peut-on entendre, tant ils parlent bas; aussi, pour s’expliquer, ils se contentent souvent de marcher sur le pied, ou de serrer la main aux personnes. On les prendrait pour être des gens fort vertueux, car ils ont toujours sur le teint la rougeur d’une honnête honte.

De Feu déclaré on vient à Protestations, où les habitants sont fort dévots; ils ont toujours les mains jointes ou regardent le Ciel en se frappant l’estomac et font bien souvent des serments horribles pour assurer de leur bonne foi, mais il ne faut pas croire tout ce qu’ils disent.

De Protestations on arrive à Confidence, petit lieu qui est dans un fond et dont l’abord est un peu difficile. Ceux qui l’habitent se confessent perpétuellement les uns aux autres et n’en sont pas plus gens de bien pour cela.

De Confidence on trouve une petite villette dans le fond d’un bois qu’on appelle Entreprendre. Les habitants de ce lieu ont réputation pour l’escrime, et pourtant ils ne savent qu’un coup d’épée, qui est de faire la feinte aux yeux et de porter la botte en dessous; on tient aussi qu’il y a là d’habiles gens pour la lutte et que les habitants de Quimper-Corentin ont appris d’eux à donner le saut de Breton. Il y avait autrefois en ce même lieu un château médiocrement fortifié, qu’on appelait Résistance; mais il a été ruiné par les guerres et de son débris on a fait une petite bicoque qu’on nomme Tôt-Rendue.

D’Entreprendre on vient avec quelque travail à Jouissance, qui est comme la capitale de la province. Elle est parfaitement agréable en son abord et remarquable pour ses beaux jardins, qui ont tous des labyrinthes ingénieusement construits, où on se va perdre deux à deux.

De Jouissance on vient par un chemin bordé de roses à Satiété. La journée est grande et le chemin un peu long, mais lorsqu’on en est à une portée d’arbalète, on ne voit plus sur les églantiers que des gratte-culs. Les vivres sont à fort bon marché dans la ville de Satiété, mais l’air du terroir donne Si peu d’appétit qu’on ne daigne pas seulement y toucher.

De Satiété on arrive à une bourgade qui n’a qu’une rue fort longue qu’on appelle Faible Amitié. Là chacun s’appelle par son nom de baptême, car, de toute ancienneté, on n’y donne point de surnom ni de qualité à personne, et par un article de la coutume du lieu sont annulés à jamais les anciens titres de Mon Bon, et de Ma Chère.

De Faible Amitié on se trouve tout contre Inclination nouvelle, joignant Doux-Regard, dans le bois de Belle Assemblée, tellement qu’il semble qu’on n’ait fait qu’un circuit dans toute la Région d’Amour. Il y en a qui disent que dans le Cœur est la ville capitale, mais qu’il y a bien du chemin à faire pour y arriver, car elle est sur une montagne dont le sommet s’élève beaucoup au-dessus des nues; on ne peut y monter ni en carrosse ni à cheval, non pas même avec des mulets ou autres montures, mais seulement à pied; encore est-il quelquefois besoin d’ôter ses souliers, quoique le chemin soit fort épineux. Plusieurs graves auteurs ont écrit les singularités de cette ville, qu’on appelle Amour Céleste; les modernes l’ont nommée Sainteté Monastique. Il n’y entre point de gens de mauvaise vie; les gardes qui veillent aux portes en défendent l’entrée, quelque bonne mine qu’ils puissent faire pour se déguiser. Les habitants de cette cité sont très heureux, parce qu’ils trouvent leur bonheur en eux-mêmes; leur âme est toujours en repos, bien que leur corps soit souvent en peine; ils mangent peu, ne dorment guère, et disent souvent un grand chapelet, afin que le reste des habitants de cette province se convertisse et se rende digne de vivre avec eux dans cette belle habitation.

Hommage à François Roustang

« La fin de la plainte. Il suffit d’un geste. Savoir attendre. »

Lire ou relire ces trois textes, réunis sous le titre « Jamais contre, d’abord La présence d’un corps », est le meilleur hommage que l’on puisse rendre à François Roustang.
Son écriture est subtile, dialectique, magnétique. Elle affirme et se dérobe de manière incessante pour laisser entrevoir la « relation thérapeutique » comme espace des possibilités de changements, dans le contexte de l’hypnose puisque François Roustang, fin psychanalyste, est connu pour son apport à l’hypnose.
Le voyage d’une vie à travers tant de pensées, de signes et de soins ou le voyage de tant de pensées à travers une vie ? Restent les livres comme traces de ces mouvements pour nous inspirer, « il suffit d’un geste pour changer » et dans le même temps « ne rien faire » écrit-il …
L’énigmatique thérapeute est devenu un sage comme si insight, éveil ou satori désignait l’inexprimable que manifeste la vie.

 

Biblio :

– « Le secret de Socrate pour changer la vie », François Roustang, Odile Jacob

– « Jamais contre, d’abord  La présence d’un corps », François Roustang, Odile Jacob

– « Le magnétisme animal », GWF Hegel, traduit et annoté par François Roustang, PUF

L’arbre de Vie

Journée de formation sur « l’Arbre de Vie » sous un soleil d’Automne à Ventabren ! img_1073 img_1076

Par, Raphaële NAKHECHKERIAN.

La carte de l’Absent (mais) Implicite Première partie : la carte du maraudeur

Carte du Maraudeur

« Mais que vient faire ici la carte du maraudeur d’Harry Potter ? », me direz-vous !
– Un peu de patience, laissez moi vous rappeler cette carte qui n’est utilisée ni par M.White, ni par D.Epston.
Cette carte est un parchemin vierge tant qu’il n’est pas activé par les mots « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. » Pour effacer la carte il faut prononcer « Méfait accompli » . Activée la carte montre l’ensemble du château, les passages secrets et les silhouettes de tous ses occupants qui se déplacent. C’est une sorte d’hologramme qui fait apparaître gens et choses significatifs à ce moment de l’intrigue. Cette carte permet par exemple au jeune Harry Potter de rejoindre Pré-au-Lard, endroit de tous les délices et de toutes les rencontres.
La carte du maraudeur permet de visualiser tout ce qui se déplace et qui n’est pas dans le champ de vision. De la même façon la carte de l’absent implicite repère ce qui est actif de manière latente dans le discours du patient.
Bien sûr nous devons changer les mots d’activation pour une phrase qui résume notre posture de thérapeute narratif et le rôle moteur du patient !
Il paraît également souhaitable de clore l’utilisation de la carte de l’absent implicite de telle sorte que le cadre de la thérapie soit bien établi et respecté.
Dans les deux cas la carte semble faire preuve de volonté et de discernement dans ce qu’elle décide de faire apparaître (ou dans l’implicite qu’elle révèle). Mais est-il nécessaire de comprendre pour que la magie opère ?
La métaphore a des limites puisque pour Harry la carte montre plutôt des obstacles tandis que, pour notre patient, elle indique des points d’inflexion de l’histoire dominante saturée.
Les liens esquissés ici entre le monde de Harry Potter et la cartographie narrative ont deux intérêts :
– rappeler que les mythologies contemporaines sont très actives pour une grande partie de la population et qu’elles offrent des trames narratives, discursives, des métaphores et des prolongements philosophiques précieux pour nos thérapies ;
– mettre l’accent sur les déplacements incessants des signifiants des discours des patients et des thérapeutes. Les paysages narratifs sont extrêmement labiles, mouvants, évolutifs comme les points sur la carte du maraudeur…

La co-(re)construction d’une identité narrative par le questionnement socratique de l’implicite, la mesure des écarts et des différences nous conduit à lire certains textes de Jacques Derrida. Ce sera le sujet d’une deuxième partie.

Biblio :

  • Philosophie Magazine Hors-Série N°31 Harry Potter à l’école des philosophes
  • « Les mots étaient  à l’origine magiques  » Steve de Shazer, Satas, 1999

A Sainte Cécile les Vignes aussi, les parents parfaits n’existent pas !!

La parole, les mots et les idées ont l’avantage de voyager facilement. C’est ainsi qu’un mardi, d’un automne, où les nuits sont encore agréables, une centaine de personne se sont réunies pour écouter les mots voyageurs de Serge MORI parlant de la fonction parentale.

Le Mardi 27 Septembre, avec le concours de plusieurs crèches associatives du Nord-Vaucluse, nous avons fait venir le thérapeute aixois, pour présenter son dernier ouvrage : «  Les parents parfaits n’existent pas ». A en croire le nombre de personnes qui se sont déplacé ce soir de semaine, le sujet intéresse, passionne, clive, bref ne laisse pas indifférent!

Pendant plus de 2 heures, une salle attentive et réactive, animée par le chef de file des thérapies narratives en France, s’est questionnée sur la fonction parentale, le rôle du père, l’importance des récits avec lesquels grandissent nos enfants, et la notion forte de transmission. Cette conférence/débat, aura démontré si besoin était, que certains sujets traversent l’ensemble d’une population et d’une société. Pour preuve les prises de paroles de femmes et d’hommes de tous âges, interpellant le conférencier, sur ses prises de positions franches et argumentés, issues des thérapies narratives. Thérapies narratives dont il dira d’ailleurs quelques mots, créant ainsi une certaine frustration dans l’assemblée qui aurait très certainement souhaité en savoir davantage, notamment après l’évocation de son concept phare : le « NarrActeur ».

C’est à la lumière du socle théorique des thérapies narratives, que les questions du couple sont abordés, tout comme celles de l’enfant idéal, de la communication parents-enfants ou encore des familles recomposées, qui ont particulièrement retenu l’attention des personnes présentes dans la salle.

Le Nord-Vaucluse remercie vivement le Docteur Serge MORI de s’être déplacé jusqu’à nous, il aura pu ainsi constater avec plaisir le dynamisme et l’intérêt que suscite ce sujet si transversal, qu’est celui de la fonction parentale.

RSS : https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-france-bleu-vaucluse-matin/vaucluse/07h50-invite-de-france-bleu-vaucluse-matin-5

https://www.facebook.com/CabinetdePsychologie.DamienPIRO/photos/a.900732850072308.1073741829.838370712975189/945616372250622/?type=3&theater

Dr Serge MORI, et Damien PIRO, lors de la conférence de Sainte Cécile les Vignes

Dr Serge MORI, et Damien PIRO, lors de la conférence de Sainte Cécile les Vignes

 

Hommage à Jérôme Bruner

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Après nos chers collègues Lev Semionovitch Vygotski (psychologue1896 -1934), Jean William Fritz Piaget (psychologue 1896 -1980), David Ausubel (psychologue 1918 – 2008), AlexandreRomanovitch Luria (psychologue 1902 -1977), Alexis Nikolaïevitch Leontiev (psychologue 1903 -1979), Jerome Seymour Bruner (psychologue 1915 – 2016) est décédés à l’âge de 100 ans.

Jerome Bruner était un Psychologue américain spécialiste de l’apprentissage et de la cognition chez l’enfant.

Jerome Seymour Bruner naît à New York le 1er octobre 1915. Orphelin de père à l’âge de douze ans, il accomplit ses études à l’université Duke, à Durham, en Caroline du Nord (licence en 1937), puis à Harvard, dont il sort docteur en psychologie en 1941. Après la Seconde Guerre mondiale où il a servi comme spécialiste de la guerre psychologique en France, Bruner retourne à Harvard en 1945 et y devient professeur de psychologie en 1952. De 1960 à 1972, il dirige également le département des études cognitives de l’université, puis quitte Harvard pour enseigner la psychologie expérimentale à l’université d’Oxford (1972-1980). Il devient ensuite professeur à la New School for Social Research de New York, tout en étant attaché à l’Institut des sciences humaines de l’université de New York.

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L’approche narrative avec la personne atteinte du cancer

Mettre en place un espace de dialogue avec le patient pour qu’il parvienne à raconter quelque chose de son histoire, de son monde, de sa vie… tel est l’enjeu des « conversations thérapeutiques » au chevet du malade qui lui permettront de se réapproprier son histoire et de se reconstruire une nouvelle identité pour entrevoir de nouvelles possibilités de vie. L’approche narrative avec Élisabeth en est un exemple.

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L’adolescent délinquant ou la fureur de dire

ADOLESCENT DELINQUANT OU LA FUREUR DE DIRE.APPROCHE NARRATIVE DE LA RÉSILIENCE

Extrait de l’ouvrage « L’adolescent délinquant ou la fureur de dire, approche narrative de la résilience » (page 13) :

Les histoires

Les histoires fabriquent toute notre vie, au sens où ce que l’on raconte et se raconte permet de donner un sens à notre existence et à ce que l’on fait, à ce que l’on est, à ce que l’on ressent, à ce que l’on perçoit… Chaque être humain réagit différemment par rapport à une même situation quelle qu’elle soit. Notre comportement diffère de celui d’autrui car nous ne nous racontons pas la même histoire sur nous-même, ceci en fonction de notre culture, de notre environnement, de notre famille, de nos amis, de notre religion, des évènements que l’on a vécus ou manqués, des personnes que l’on a rencontrées ou perdues…

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Les parents parfaits n’existent pas

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Un extrait de l’ouvrage « les parents parfaits n’existent pas » (page 26) :

Au commencement était le couple

Lorsque je reçois un enfant pour la première fois, j’y associe systématiquement les parents. Au cours de mes rencontres cliniques, je fonde ma pratique sur l’écoute bien plus que sur la compréhension : c’est-à-dire sur une clinique du dire des personnes rencontrées, parents et enfants. Ces entretiens tendent à être non directifs pour l’essentiel, c’est à dire basés sur une écoute du sujet encouragé à s’exprimer, sans tenter pour autant de donner une structuration à l’entretien. La relation aux patients m’amène à ne pas trop comprendre, dans le sens où si la relation aux patients est susceptible de progresser, d’évoluer, c’est davantage du côté d’une certaine incompréhension de ma part. L’engagement dans la relation aux patients se fonde sur une pratique nécessaire subjective, intersubjective, à partir d’une manière de se positionner dans l’écoute. Le fait de recevoir les parents lors de la première rencontre avec l’enfant me permet de questionner la demande de ces personnes rencontrées en entretien. En présence de l’adulte, j’ai pu constater à travers les entretiens que, le plus souvent, l’enfant, quand il est seul, manifeste d’emblée une inhibition de la parole, une réserve.

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Pour le Meilleur et pour le Père

LA PLACE DU PÈRE DANS LA FAMILLE DEVENUE UN SUJET DE DEBAT

L’homme et le père que je suis, profondément attaché à la fonction paternelle, pédo- psychologue à l’écoute de ces nouvelles maladies de l’âme qui touchent les familles, se pose des question sur la place des pères, sur leur rôle et leur fonction dans l’épanouissement des enfants.

L’augmentation des divorces et séparations, l’émancipation de la femme, leurs investissements professionnels qui empruntent des allures rythmiques de championnat, la multiplication des familles dites recomposées, les hommes qui fuient leur responsabilité en rêvant d’une vie facile sans Loi, créent dans le monde occidental une mutation profonde de la famille traditionnelle.

Les rôles parentaux ont évolué en relation avec les changements sociaux et économiques. On constate que les « nouveaux pères » sont délogés de leur place et non reconnus dans leur fonction paternelle !

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