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Un extrait de l’ouvrage « les parents parfaits n’existent pas » (page 26) :

Au commencement était le couple

Lorsque je reçois un enfant pour la première fois, j’y associe systématiquement les parents. Au cours de mes rencontres cliniques, je fonde ma pratique sur l’écoute bien plus que sur la compréhension : c’est-à-dire sur une clinique du dire des personnes rencontrées, parents et enfants. Ces entretiens tendent à être non directifs pour l’essentiel, c’est à dire basés sur une écoute du sujet encouragé à s’exprimer, sans tenter pour autant de donner une structuration à l’entretien. La relation aux patients m’amène à ne pas trop comprendre, dans le sens où si la relation aux patients est susceptible de progresser, d’évoluer, c’est davantage du côté d’une certaine incompréhension de ma part. L’engagement dans la relation aux patients se fonde sur une pratique nécessaire subjective, intersubjective, à partir d’une manière de se positionner dans l’écoute. Le fait de recevoir les parents lors de la première rencontre avec l’enfant me permet de questionner la demande de ces personnes rencontrées en entretien. En présence de l’adulte, j’ai pu constater à travers les entretiens que, le plus souvent, l’enfant, quand il est seul, manifeste d’emblée une inhibition de la parole, une réserve.

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